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Nuclear Conventional Medicine
Lymphologie : Lymphoscintigraphie Pédieuse
Protocole d’investigation lymphoscintigraphique des oedèmes des membres inférieurs en 3 à 5 phases
Réalisation de l’examen (phase 1 à 3)
Critères analytiques et classification lymphoscintigraphique des oedèmes des membres visant à leur prise en charge physiothérapique
Un œdème d’un membre est dit présenter une composante lymphatique quand, sur base du protocole détaillé ci-avant, un ou plusieurs des critères scintigraphiques suivants sont observés au niveau du membre considéré :
Critères mineurs (pathologie lympho-vasculaire mineure ou modérée) :
- le membre oedèmatié étant au repos, le traceur n’atteint pas le premier relais ganglionnaire lymphatique au niveau de la racine du membre endéans les 30 minutes qui suivent son injection interdigitale
- en présence d’un œdème d’un seul membre ou d’un œdème asymétrique des deux membres, la comparaison des courbes d’activité au niveau des ganglions de la racine des membres montre, à la fin de la phase de repos ou de la phase d’exercice, une activité cumulée de 30% moindre au niveau du membre oedèmatié ou au niveau du membre le plus oedématié (s’il y a asymétrie au repos et à l’exercice, le critère est considéré présent 2 fois)
- suite à la phase au repos et/ou lors de l’exercice, pas de drainage vasculaire lymphatique superficiel observé mais démonstration d’un drainage vasculaire lymphatique profond (d’ordinaire associé à la visualisation d’un ou de ganglions poplités)
- en toute fin d’examen, apparition d’un ganglion intercalaire profond (poplité, sural)
- en toute fin d’examen, extraction du traceur inférieure à la normale
- en toute fin d’examen, asymétrie d’extraction significative (si le delta entre les 2 extractions est supérieur à 25% de leur moyenne. Exemple : 30 est différent de 40 car 10 est > à 35 x 0,25 )
Critères majeurs (pathologie lymphatique sévère)
- à partir du point d’injection, progression du traceur à travers un réseau de collatéralisation dermique superficielle
- démonstration d’un reflux vasculaire lymphatique (à partir d’un niveau lésionnel vasculaire ou sur un blocage ganglionnaire) vers le réseau lymphatique dermique superficiel
- en fin d’examen, absence de toute sortie du traceur hors le point d’injection (ni vaisseau, ni ganglion lymphatique observé)
- en fin d’examen, absence de toute structure ganglionnaire au niveau de la racine du membre ou, au niveau des membres inférieurs, absence de visualisation des groupes iliaques
Classification de ces lymphoedèmes en "modérés" et "sévères" sur base de ces critères
La présence d’au moins deux critères mineurs place la personne dans une catégorie de lymphoedème "modéré" où les traitements physiques donnent des résultats optimaux. Elle autorise un traitement de 60 séances par an (pathologie en liste F).
La présence d’au moins un critère majeur place la personne dans une catégorie de lymphoedème "sévère" où les résultats des traitements physiques sont plus aléatoires et obtenus sur un plus long terme (les modifications morphologiques observées sont peu réversibles). Cette classification autorise un traitement en pathologie "lourde" (liste E), soit 120 séances par an.
Remarques :
Une personne peut avoir avec un œdème des 2 membres :
- un lymphoedème sévère et niveau d’un membre et modéré au niveau de l’autre.
- un seul membre lymphoscintigraphiquement modéré ou sévère
- les deux membres dans la même catégorie
C’est le membre le plus sévèrement atteint qui définit la catégorie
En cas d’œdème d’un seul membre, une situation de lymphoedème latent (le plus souvent "modéré") peut être observée au niveau du membre non oedèmatié
Un critère mineur gauche et un critère mineur droit ne classent pas la personne comme présentant un lymphoedème modéré !
Person in charge : Pr Patrick Flamen
July 2007
